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Madagascar – Instants de vie…

Quand on évoque le pays de Madagascar, le premier sentiment que l’on a, est sans doute celui d’un pays pauvre. On ne va pas le nier, c’est en effet très pauvre et il se situe même dans le top 5 des pays les plus pauvres au Monde. Si l’on commence par le négatif de ce pays, on peut affirmer que la pollution est prépondérante surtout dans la capitale, à Antananarivo, les fleuves sont jonchés de détritus de toutes sortes, la circulation est épaisse et les embouteillages récurrents. Mais décrire Madagascar uniquement par ses statistiques économiques serait une grosse erreur car on passerait à côté d’un bon nombre de ses richesses!

Ce qui est frappant, c’est que l’on peut retrouver d’anciennes voitures comme les fameuses 2CV et 4L en parfait état de marche même si celles-ci roulent à côté de charrettes tiré par des hommes ou des tuk-tuk (ce qui est d’ailleurs assez drôle, un stéréotype asiatique à côté de l’Afrique!).

Les différentes échoppes, faites de bric et de broc, exposent les différents objets, biens ou services qu’ils proposent. Ici il n’est pas question de parler des règles de sécurité et d’hygiène car on est loin, très loin des normes européennes, du moins celles que nous connaissons. Ainsi, viandes, tuyaux, épices, huile de moteur, riz et vêtements se côtoient dans une ambiance bouillonnante (tant par la chaleur que par l’agitation des chalands, et des jeux des enfants autour). Les malgaches ont su adapter leur façon de consommer à leur situation de pauvreté, et ce qu’il en ressort, c’est que ce sont des as de la récupération et du bricolage mais ils sont aussi des travailleurs endurcis. Et c’est en s’éloignant de la capitale que l’on s’en aperçoit encore davantage.

                           

Quand on s’enfonce un peu dans la campagne, on passe par différents paysages, de la végétation épaisse à des flancs de montage un peu pelés, des filés de fumée par ci par là s’en échappe montrant des signes de vie, et là, la vie des paysans, au sens noble du terme, nous apparaît. « Les laveuses » s’affairent à la rivière, le linge de la semaine s’est accumulé, elles frottent, tapent sur les cailloux tapissant le bord de l’eau, rincent et étendent ces carrés de couleurs un peu partout sur les cailloux en attendant que la chaleur du soleil fasse son travail. Un peu plus loin, les hommes, de leur côté, travaillent les champs, les rizières. Ôtez-vous de la tête l’image de l’agriculteur sur son tracteur, nous parlons là de travail manuel, une pioche, ou 2 rondins de bois assemblés ayant la même utilité, pour casser les mottes de terre que la charrette et le zébu, conduit par l’homme, ont retournés au préalable. D’autres encore plus loin, à la faucille, coupe l’herbe des abords des champs, que les femmes ramènent, sac sur la tête, jusqu’à la maison. Une organisation hors pair, tout est au carré malgré des outils inexistants, et une mécanisation loin d’avoir fait son entrée dans la campagne!

                                                                                    

En continuant encore, on croise sur le bord de la route des femmes attendant le client, venues vendre la récolte du jour. Un large sourire au visage, un bonjour de la main et des étals colorés, proposant tout ce que la terre leur a donné et le choix est large: ananas, carottes, papaye, bananes, tomates, citrouilles, courges et j’en passe. On finit par arriver à un village. Un regroupement de petites maison de bois (de récupération bien sûr), des chemins de terre, des petits espaces arrangés en guise de petits jardins, une échoppe avec un panneau aux lettres de peinture colorée signalant la vente de produits artisanaux (des huiles essentielles, des sacs tissés, des confitures et toutes sortes d’objets confectionnés à la main), des enfants qui courent, vous saluent, s’arrêtent et vous observent…au final le voyage est réciproque!!

                                                                 

                    

Ces instants de vie lors de ma découverte de Madagascar, ont totalement changé la vision que j’avais de ce pays. Il est certain que la pauvreté est frappante et parfois même bouleversante, mais les sourires, la gentillesse des habitants et leur souhait de partager avec vous, font que le voyage change votre esprit et votre façon de voir les choses à chaque découverte!

 

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